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Dates

09.11.2024 à 10:00

14.12.2024 à 10:00

01.02.2025 à 10:00

15.03.2025 à 10:00

17.05.2025 à 10:00

07.06.2025 à 10:00

08.11.2025 à 10:00

06.12.2025 à 10:00

10.01.2026 à 10:00

07.02.2026 à 10:00

28.03.2026 à 10:00

23.05.2026 à 10:00

13.06.2026 à 10:00

Présentation

Des pratiques cliniques aux pratiques sociales : micro-révolutions dans les institutions psychiatriques et éducatives depuis 1945
Un séminaire de Catherine Perret

Depuis 2020, l’histoire des institutions nées de l’expérience durant la seconde guerre
mondiale de l’Hôpital Psychiatrique de St Alban fédère un collectif de travail sur la question des enjeux du soin psychique aujourd’hui.

Prenant acte de la mise en coupe réglée de ces institutions par les logiques financières et managériales, nous y travaillons en relation avec des collectifs qui, à l’inverse de ces logiques d’évaluation de la « santé mentale », sont animés par le désir de penser ensemble pratiques de soin et pratiques sociales. Nous avons ainsi reçu au fil des séances un certain nombre d’équipes qui, dans ce contexte, parviennent à inventer des modes de coopération, de circulation et d’inscription exploitant les porosités, les limites et les failles des logiques instituées.

Tout en prenant acte de l’effondrement de l’Etat social, ces dispositifs de « guerilla » doivent également prendre acte de la chute des idéaux révolutionnaires des générations précédentes ainsi que des logiques étatiques et patriarcales qui les sous-tendaient. Elles s’inscrivent dans une autre histoire des révolutions.

D’où que nous nous réfèrions à la notion de « micro-révolution » pour pointer la dimension souvent paradoxale de l’événement révolutionnaire. Pas plus qu’il n’est « un », irréversible, et fondateur, l’événement micro-révolutionnaire n’a jamais lieu où l’on croit ni sur le mode majeur que l’on imagine. Il est la plupart du temps reconnu à contre-temps, et dans l’après-coup. Il crée d’autres coordonnées et se produit dans l’infra-mince, « entre », et « à côté ».

Ce que nous appelons « micro-révolution » met en tension l’écriture institutionnelle du lien social et la manière dont ce lien fait trace en nous. Micro-révolutionnaire ce qui transforme plus ou moins clandestinement la perception que nous avons de ce lien et ce qui modifie la conscience que nous prenons de ses formes pathologiques.
Durant l’année 2025-2026, nous poursuivrons notre recherche sur l’ambivalence du fait
institutionnel, entre violence et accueil, en explorant cette zone ouverte par certaines pratiques expérimentales entre écritures qui du lien font loi et traces qui du lien font lieu, et potentiellement imaginaire partagé.